>enchantements chinois

> Entendre le crachat être expulsé sans savoir où il est tombé.
> S’offrir un massage d’une heure, accepter vaguement un supplément de médecine chinoise alors qu’on est encore un peu groggy. Ressortir avec des cloques de suçons rouges sur tout le dos. Bonus : avoir un rendez-vous avec son amoureux, fixé depuis 2 mois, quelques jours après.
> voir le crachat glaireux ÊTRE expulsé lentement.
> Entrer dans des toilettes qui ne ferment pas. Se faire déranger par une veille dame qui s’installe à votre place alors que vous tentez de baisser votre pantalon. Sortir et attendre qu’elle ait fini. Se réinstaller. Voir la porte se rouvrir et quelqu’un baisser son pantalon plus vite que vous.
> Être invitée à manger dans une famille et ne pas oser jeter ses déchets sur la moquette comme l’ensemble des personnes présentes.
> Être obligée de marchander le prix pour aller aux toilettes alors qu’on vient de boire 2 bières d’affilée.
> Choisir la nuit dans un hôtel non chauffé, par -5° dehors, alors qu’on dort dans un sac de couchage à l’intérieur du lit et que les toilettes sont en dehors de la chambre, pour avoir sa première vraie tourista.
> Vouloir profiter du paysage pendant les 20h de train à venir et se retrouver dans une couchette placée plus haut que la fenêtre.
> Commander du poulet et réussir à reconnaître très nettement sa tête baignant dans le plat.
> Prendre un taxi et lui faire confiance quant à l’adresse de destination. Faire un demi-tour flagrant au bout d’¼ d’heure et repartir dans la direction opposée.
> Voir des glaces sur la carte de l’hôtel et découvrir que ce n’est plus la saison.
> Jeter un œil dans les toilettes publiques pour constater qu’il y a deux trous dans la même cabine. Se faire inviter à entrer par la personne déjà sur place.
> Acheter des Kinder Bueno et découvrir qu’ils sont périmés depuis 1 an (« Kinder Bueno » pouvant être remplacé par tout autre aliment, pourvu qu’il soit acheté en supermarché)
> Essayer sans relâche de trouver du chocolat et passer par toute sortes d’expériences gustatives plus ternes les unes que les autres.
> Avoir pour voisins de chambres des mâles aux chaussettes odorantes.
> Se sentir obligées d’accepter de monter dans la voiture de l’organisateur et reprendre un taxi ensuite pour revenir en arrière, car votre interlocuteur ne comprend pas que vous voulez marcher pour voir la campagne environnante. La notion de marche est étrange en Chine.
> Retrouver les chewing-gum usagés des 10 locataires précédents sur sa couchette de train (aussi applicable aux épluchures de graines de tournesols)
> Subir un concert de raclements de gorge pendant 6 heures de train et se sentir la gorge glaireuse rien qu’au bruit.
> Trouver un rat mort dans les toilettes.
> Penser acheter du shampoing et se laver les cheveux au démêlant.
> Passer 7 heures dans un bus avec des françaises en Erasmus en Chine et entendre que c’est « le trajet le pire de toute leur vie. Songer nostalgiquement à la Mongolie.
> Retrouver un crachat sur son sac à dos.
> Ou un chewing-gum sur son Lonely Planet.
> Tenter une énième fois d’avoir accès à Facebook et obtenir une page blanche.
> Rester ébahies devant des danseuses à perruques aux sous-vêtements à paillettes dans un casino poisseux.
> Voir un homme cracher sur un sol en marbre fraîchement lavé dans un restaurant.
> Retrouver l’icône du gentil petit mouton dans des films, sur des habits et des porte-clefs. Sur des housses de couettes, des sacs à dos, des assiettes, des peluches et des enseignes de magasins. Sur des stylos, des affiches, des manèges et des pulls. Le soupçonner d’avoir un plan pour envahir le monde.
> Se rendre compte au bout de 3 mois que le mouton est en fait une chèvre.
> Acquérir une authentique antiquité et la retrouver 3 fois moins chères 2 stands plus loin.
> Se rendre compte qu’on ne sait toujours pas correctement dire « au-revoir » en chinois après 1 mois et demi sur place.
> Louer un mini-van pour la journée et constater que le chauffeur veut nous débarquer au milieu de nulle part pour aller prendre une autre course. Négocier durement au téléphone avec l’organisatrice pour réussir à obtenir le service déjà payé. Repartir à la nuit tombante, sans les phares, à une allure nettement trop rapide, du mauvais côté de la route dans les virages de montagne, avec un clip de porno soft sur l’écran à la place du rétoviseur et un chauffeur en train de fumer.
> Manger d’abord et négocier le prix ensuite (toujours respecter l’ordre inverse !)