>petite capitale

Après un mois et demi en Inde, passer au Laos, c’est comme entrer en repos forcé. Le rythme des rues est proche de l’inertie. Les habitants de Vientiane sont discrets, souriants et serviables. Et l’endroit pourrait être pris pour une ville propre après les plages de déchets des fleuves indiens.
C’est donc dans cette capitale calme que je change de co-voyageuse. Marie-la-voyageuse-sans-crainte-et-sans-reproche-mais-amoureuse-quand-même passe le relais à Julie-la-voyageuse-débutante-quelque-peu-phobique-de-l’avion pour 2 semaines d’initiation a l’Asie. Et il faut dire que pour débuter, le Laos, c’est plutôt facile.
Vientiane ressemble à une station balnéaire. Sauf que derrière le remblais c’est le Mékong.
Le principal lieu de culte est le Pha Thah Luang (prononcer patate luang) où des moines tatoués viennent chanter en coeur avec les habitants du coin. Ici on peut rendre hommage aux reliques de Boudhha : un cheveu et des cendres de sa hanche. Dans le temple voisin les ventilateurs côtoient les gongs. Si on est bien élevé, on amènera au préalable quelques offrandes de nourriture pour les suspendre a des cordes à linge. Les Bouddhas se démultiplient et les plus grands ont le droit d’être couchés.
Ici on peut trouver des jus de fruits, des grenouilles vendues dans des sacs en plastiques, des larves d’abeilles à déguster ou bien des vrais pains au chocolat. Même si tout va déjà très bien vu que Julie a emporté du saucisson avec elle !